La francophonie en Ontario

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La communauté francophone de l’Ontario constitue la deuxième communauté francophone en importance au Canada, après le Québec. À l’image de la population de l’Ontario, la population franco-ontarienne est vibrante. Elle accueille depuis de nombreuses années des francophones de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Europe. La francophonie des grandes villes est diversifiée : ainsi, à Toronto, on trouve 31 800 immigrants qui ont le français comme première langue officielle parlée, soit près de 29 % de la population francophone totale de la Ville reine.

 Un peu d’histoire

 La présence française en Ontario remonte officiellement au 1er août 1615, date de la rencontre entre Champlain et le chef huron-wendat à Toanché (maintenant Penetanguishene). Champlain a passé une année en sol ontarien en 1615 afin de tisser des liens avec les Hurons-Wendat et établir les bases de la traite des fourrures en Ontario.

La venue de Champlain en 1615 sur le territoire (qu’est devenu l’Ontario par la suite), afin de nouer des liens avec les communautés autochtones et établir la traite des fourrures, a jeté les fondements du premier établissement européen, Sainte-Marie-aux-Pays-des-Hurons, en 1639 (comté de Simcoe), et par la suite de la création de cette province, qui a joué un rôle central dans la Confédération.

Les Français ont été les premiers explorateurs de la province et ont établi les premières colonies de peuplement. Ils font partie intégrante de l’histoire de l’Ontario.

Les valeurs d’amitié, de développement commercial et d’exploration prônées par Champlain reflètent bien les valeurs canadiennes.

L’histoire de la présence française en Ontario débute avec les explorations du jeune Étienne Brulé en 1610 et l’établissement de la première mission jésuite à Sainte-Marie-aux-Pays-des-Hurons en 1639. Les Français sont les premiers Européens à révéler les ressources naturelles et économiques du territoire qui deviendra l’Ontario, et à nouer des alliances avec les autochtones.

Cependant, à la suite de guerres avec les Iroquois et les Britanniques, les positions françaises s’affaiblissent et la France cède à l’Empire britannique toutes ses colonies d’Amérique du Nord avec le traité de Paris de 1763.

Sous le régime britannique, les francophones participent au développement économique et social du Haut-Canada et gagnent en autonomie. Grâce aux efforts des communautés religieuses, les premières institutions d’enseignement en français apparaissent.

Après la Confédération canadienne de 1867, l’Ontario vit une période d’immigration et de prospérité due à l’industrialisation et la construction des chemins de fer. La colonisation canadienne-française suit d’ailleurs le tracé des voies ferrées. À cette époque, les divisions internes se multiplient entre les Canadiens anglais, prônant l’assimilation, et les Canadiens français, réclamant l’accès à un statut d’égalité. Les chefs de file canadiens-français exigent la reconnaissance de leurs droits religieux et scolaires.

Suivant l’adoption du règlement 17 (1912) qui impose la langue anglaise comme seule langue d’enseignement dans les écoles publiques ontariennes, les francophones organisent la résistance populaire et créent des écoles séparées. La crise se résorbe en 1927 lorsque les écoles bilingues sont rétablies.

Entre 1910 et 1960, les francophones de l’Ontario mettent sur pied de nombreuses organisations pour défendre leurs droits et promouvoir leur culture. Ces années voient notamment la création de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario (ACFÉO), de la première caisse populaire francophone (1910), et du quotidien Le Droit (1913).

À partir de 1969, les lois ontariennes autorisent les écoles de langue française aux paliers élémentaire et secondaire. En 1970, l’administration des services en français au niveau du gouvernement s’organise avec la création du Bureau du coordonnateur provincial des services en français (qui deviendra l’Office des affaires francophones en 1985). Au niveau culturel, les années 70 sont une période d’effervescence artistique, en particulier dans la communauté de Sudbury. Le drapeau franco-ontarien est créé et hissé pour la première fois devant l’Université de Sudbury le 25 septembre 1975. L’anniversaire du drapeau est depuis devenu une date symbolique pour la communauté franco-ontarienne et est célébré chaque année.

À partir de 1980, TVOntario commence à offrir une programmation en français. En 1984, la Loi sur les tribunaux judiciaires confère au français le statut de langue officielle dans les tribunaux au même titre que l’anglais. En 1986, le gouvernement ontarien adopte la Loi sur les services en français. Elle donne au français un statut légal à l’Assemblée législative et garantit au public le droit de recevoir des services gouvernementaux en français.

Les années 1990 et 2000 sont jalonnées d’avancées et de réalisations, dont la création, en 1997, de douze conseils scolaires de langue française et la reconnaissance en 2001 par l’Assemblée législative de l’Ontario du drapeau franco-ontarien comme emblème de la communauté francophone ontarienne.

Depuis la naissance du mouvement du projet des Monuments de la francophonie en 2005, l’Ontario compte désormais 14 monuments, situés principalement dans l’Est ontarien.

Aujourd’hui, la vie culturelle et communautaire francophone en Ontario est forte et vigoureuse. Tout un réseau de centres culturels, de maisons de la culture, de centres scolaires communautaires et d’associations francophones, soutenu le plus souvent par de nombreux bénévoles, est solidement ancré dans la communauté.

 

 

2 Comments on “La francophonie en Ontario

  1. Il serait plus correct de dire « la deuxième communauté francophone en importance au Canada » au lieu de « la deuxième plus importante… ».

    Voici le lien où on explique pourquoi la tournure de votre phrase n’est pas française, mais plutôt anglaise :
    http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=2389

    Humblement et respectueusement,
    Marc Labelle
    un Franco-Ontarien qui vénère la langue française.

    • Merci Marc Labelle de votre explication. Nous allons la réviser et corriger si nécessaire.
      Merci.

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