« BON COP, BAD COP »

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Il y a quelque temps, en tant que tutrice ESL chez LRDG qui partage avec deux autres tuteurs la formation d’un apprenant à temps plein, j’ai plaisanté avec mon apprenant en lui disant : « J’ai l’impression que tu me considères comme le « Bad Cop ». Il s’est mis à rire et il a continué en me disant que c’est exactement ce que sa femme lui avait dit la veille! Cet épisode m’a donc fait réfléchir sur nos relations avec nos apprenants. La plupart du temps, à l’intérieur de chaque combinaison de deux ou trois tuteurs, il n’est pas rare que l’un d’eux assume le rôle du « Bad Cop ». Et cette personne pourra soudainement, dans le combo de tuteurs suivant avec un apprenant différent, être perçue comme le « Good Cop ». En tant qu’apprenants, certains d’entre vous – en train de lire ceci – ont probablement déjà expérimenté le phénomène du « Bon Cop-Bad Cop ». Lorsque les cotuteurs proposent un plan d’apprentissage pour les apprenants à temps plein, ils proposent également un plan de division du travail, qui détermine ce que chacun devra couvrir.

Si les clients sont dans le programme des modules, nous devons les aider avec les dialogues, le nouveau vocabulaire du « Lexique du travailleur », les compétences de communication quotidienne, les nouveaux idiomes et expressions, et avec les nouveaux concepts grammaticaux. Ainsi, le tuteur qui se concentre sur ce genre de forage peut occasionnellement prendre le rouleau du sergent de forage, en signalant des erreurs et en apportant des corrections, tandis que le deuxième tuteur peut assigner un amusant TED Talk qui donnera suite à une discussion le lendemain, alors que le troisième tuteur peut aider l’apprenant à utiliser un vocabulaire général dans des discussions aux sujets variés. Et si les cotuteurs s’efforcent tous ensemble d’aider un apprenant à obtenir le C tant souhaitable au test de compétence orale, l’un des tuteurs pourrait être le « Good Cop », en aidant l’étudiant à se relaxer, à respirer et à développer sa confiance, pendant que les autres apparaîtront comme les « Bad Cop », en insistant sur le langage qui répond aux descripteurs et aux attentes du niveau C. On ne choisit pas ces rôles de manière consciente. En fait, la même personne peut être le « Good Cop » un jour, puis devenir le « Bad Cop » le jour suivant! Tout ceci a plutôt à voir avec le fait de s’assurer que toutes les bases soient couvertes, et que l’apprenant soit guidé pour répondre aux attentes souhaitées, avec autant de stratégies différentes et utiles que nous puissions proposer. Comme n’importe qui n’importe où, les tuteurs peuvent avoir un sens de l’humour, ou être très sérieux… ou exigeants… ou nourrissants. Ce que nous nous efforçons de donner à nos apprenants est ce dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin, en adaptant nos styles d’enseignement et nos personnalités afin qu’ils se sentent à l’aise, tout en les encourageant à réussir. Donc, bien que nous puissions parfois rencontrer des personnalités dédoublées, nous nous soucions tous beaucoup de nos apprenants et nous apprécions chaque interaction que nous avons avec eux.

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