PublicationFacebook-134

Apprendre une langue étrangère, ce n’est pas forcément évident. Vocabulaire, verbes irréguliers, grammaire, accent… Toute une panoplie de difficultés qui font souvent peur avant même d’avoir commencé! Pourtant, l’apprentissage d’une seconde langue est source d’enrichissement personnel et permet d’ouvrir de nombreuses portes professionnelles.

Je vous livre 10 conseils pour faciliter l’apprentissage des langues étrangères.

1. Plus on apprend tôt, mieux c’est

Eh oui, c’est bien connu, les enfants apprennent beaucoup plus facilement que les adultes. Pourquoi donc ne pas leur inculquer une seconde langue dès leur plus jeune âge? De plus, l’apprentissage permet au cerveau de se développer plus facilement; les enfants auront donc des facilités dans d’autres domaines par la suite.

2. Rien de mieux que l’immersion totale dans un pays étranger

Si vous avez passé le cap de la jeunesse, pourquoi ne pas partir six mois à l’étranger? Eh oui, rien de mieux pour faciliter l’apprentissage que de côtoyer des natifs! Cela vous permettra d’acquérir la musicalité de la langue et des expressions de la vie quotidienne pas forcément recensées dans les livres.

3. Regardez des films et séries en VF

Bien sûr, il n’est pas forcément évident de prendre des congés sans solde, mais d’autres solutions existent, comme par exemple regarder des films et séries en version française sous-titrée. Cela permet d’acquérir le véritable accent et également de découvrir certaines expressions courantes! C’est d’ailleurs ce qui est ressorti de notre étude qui concernait le niveau des enfants en anglais : ce dernier s’améliore depuis qu’ils regardent des dessins animés en version française.

4. Apprenez par phrases et non pas par mots

Apprendre des mots seuls n’est pas forcément la bonne méthode. En effet, il est souvent difficile de les réutiliser dans le bon contexte. C’est pourquoi il est conseillé de se familiariser avec des phrases entières afin de se projeter dans une situation en particulier : c’est plus facile à retenir et à réutiliser par la suite.

5. Répétez, répétez, répétez

Avec un minimum de 15 minutes par jour tous les matins vous retiendrez plus facilement le mécanisme de la langue. En effet, apprendre c’est bien, mais l’important est de retenir! Réécoutez et relisez plusieurs fois les mêmes phrases, cela vous aidera à maîtriser la langue à long terme.

6. Ne vous concentrez pas sur les règles de grammaire

Certes, les règles de grammaire et les verbes irréguliers sont importants. Cependant, le principal est de comprendre en général comment fonctionne la langue. Les exceptions existent, mais commencer par les retenir est une erreur.

7. Parlez et pratiquez!

La seconde étape une fois que les bases sont acquises consiste à se lancer et parler! Si vous avez au sein de votre réseau des amis étrangers, c’est parfait. Sinon, tentez de vous inscrire sur des forums ou pratiquer la langue avec un professeur en face à face ou par téléphone. Eh oui, la pratique est la clé de la réussite!

8. Osez faire des erreurs

Même si vous avez travaillé dur, les erreurs du débutant sont inévitables. Cependant, il ne faut absolument pas se focaliser sur ces dernières et appréhender les discussions. Le principal est de vous faire comprendre et vos interlocuteurs vous corrigeront au fur et à mesure.

9. Fixez-vous des objectifs

L’apprentissage d’une langue est long et fastidieux, il faut donc être rigoureux. Se fixer des objectifs est primordial afin d’entretenir sa mémoire. Deux jours par semaine, pendant 1 h, réservez-vous un créneau afin de pouvoir travailler la langue de votre choix et répétez certaines phrases tous les jours 15 minutes. Incluez-le dans votre planification hebdomadaire et n’y touchez plus, c’est aussi important qu’un rendez-vous client si vous souhaitez évoluer!

10. Diversifiez votre apprentissage

Lire, regarder des films en VF, parler avec vos amis… Peu importe la manière, le principal est que vous preniez plaisir à apprendre la langue. Allez dans des cocktails francophones pour rencontrer des étrangers et jetez-vous à l’eau! Même si on ne vous comprend pas à tous les coups et que vous rencontrez deux ou trois petits moments de solitude, vous en sortirez grandis. Amusez-vous!

Un peu de courage pour une grande satisfaction, c’est un bon marché, n’est-ce pas?

 

PublicationFacebook-133

L’analyse de phrase a été mise à l’épreuve depuis des décennies. Les nouvelles méthodes d’enseignement tendent à laisser de côté cette habitude assez laborieuse au profit d’approches plus attirantes pour l’apprenant dont l’objectif à court terme est bien défini. Pourtant, lorsqu’on s’y attarde, cette méthode d’apprentissage permet une compréhension approfondie de la langue qui pourrait venir en aide à l’apprenant avancé. Cette méthode d’analyse, si vous la pratiquez sérieusement, vous aidera à :

1. Mieux saisir la structure (la structure tout court, le sens et les subtilités de sens) des phrases que vous lirez.

Premier stade : Saisir la structure des phrases que vous analyserez péniblement.

Deuxième stade : Saisir immédiatement la structure des phrases que vous lirez ordinairement.

2. Vérifier et corriger la structure de vos propres phrases.

Premier stade : Vérifier et corriger vos phrases par le recours explicite à la méthode.

Deuxième stade : Corriger automatiquement la structure de vos phrases à mesure que vous les écrirez.

3. « Varier », « étoffer », « enrichir », « styliser » et « balancer » vos phrases.

Voici les structures de phrases principales :

Phrase  • Un verbe de base simple

Une proposition indépendante :

Ernestine mange une pomme.

Phrase  • Plusieurs verbes de base composée

Plusieurs indépendantes :

Ernestine mange une pomme et Arthur regarde le pommier.

 Phrase  • Un verbe de base + un ou plusieurs verbes subordonnés complexe

Une principale + une ou plusieurs subordonnées :

Ernestine mange une pomme alors qu’Arthur regarde le pommier.

 Phrase  • Plusieurs verbes de base + un ou plusieurs verbes subordonnés composés complexes

Plusieurs principales + une ou plusieurs subordonnées :

Lorsqu’ils vont au verger, Ernestine mange une pomme et Arthur regarde le pommier.

Une ou plusieurs indépendantes + une ou plusieurs principales + une ou plusieurs subordonnées :

Ernestine mange une pomme et, lorsqu’elle le fait, Arthur regarde le pommier.

Comment conduire une analyse

Modèle de base.

La phrase analysée et — dans le cas d’une analyse détaillée — chacune des propositions qui la constituent seront divisées en 1, 2, 3 ou 4 « termes », marqués en chiffres romains.

On donnera toujours la même valeur aux mêmes chiffres et on placera toujours :

au terme I — le sujet,

au terme II — le verbe ou syntagme verbal prédicat

au terme III — les compléments du verbe et l’attribut du sujet 4

au terme IV — l’attribut de l’objet direct

Exemples :

L’enfant joue.

I— L’enfant

II— joue

Ernestine trouve le gardien.

I— Ernestine

II— trouve

III—  COD – le gardien

Ernestine est heureuse.

I— Ernestine

II— est

III—  ATT – heureuse

Ernestine trouve le gardien endormi.

I— Ernestine

II— trouve

III—  COD – le gardien

IV—  ATT – endormi

 (Sens : Ernestine le trouve endormi.)

Ernestine trouve le gardien endormi.

I— Ernestine

II— trouve

III—  COD – le gardien endormi

 (Sens : Ernestine le trouve.)

Une telle analyse pourrait vous permettre également de corriger vous-mêmes vos problèmes de syntaxe. L’autocorrection est une partie importante de la formation. Ainsi, la correction de phrases mal construites propulse l’apprenant à un excellent niveau. L’analyse syntaxique méthodique permet de facilement mettre le doigt sur les défauts de structure de ses phrases et d’en visualiser la correction. Il existe plusieurs façons de s’exercer et chaque stratégie amène l’apprenant à mieux s’imprégner de l’esprit français, de la phrase non traduite, mais autonome dans sa langue propre. L’apprenant peut tenter d’imiter des phrases connues en remplaçant les mots de vocabulaire, les verbes, même les temps de verbe et les compléments. Finalement, l’apprenant peut inventer des phrases simples en décomposant des phrases complexes à partir de textes publiés sur les sites gouvernementaux par exemple ou encore l’inverse, c’est-à-dire composer des phrases complexes à partir de phrases simples. L’investissement de temps sera bénéfique et constituera, si la méthode est suivie avec sérieux, une différence importante dans la compréhension du système français et donc, dans les réflexes du locuteur lors de discussions. La compréhension écrite ne peut que s’améliorer drastiquement aussi, pourvu que les efforts soient soutenus et dépassent le stade où il est pénible de réfléchir à la fonction et la nature des mots.

PublicationFacebook-127

La communauté francophone de l’Ontario constitue la deuxième communauté francophone en importance au Canada, après le Québec. À l’image de la population de l’Ontario, la population franco-ontarienne est vibrante. Elle accueille depuis de nombreuses années des francophones de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Europe. La francophonie des grandes villes est diversifiée : ainsi, à Toronto, on trouve 31 800 immigrants qui ont le français comme première langue officielle parlée, soit près de 29 % de la population francophone totale de la Ville reine.

 Un peu d’histoire

 La présence française en Ontario remonte officiellement au 1er août 1615, date de la rencontre entre Champlain et le chef huron-wendat à Toanché (maintenant Penetanguishene). Champlain a passé une année en sol ontarien en 1615 afin de tisser des liens avec les Hurons-Wendat et établir les bases de la traite des fourrures en Ontario.

La venue de Champlain en 1615 sur le territoire (qu’est devenu l’Ontario par la suite), afin de nouer des liens avec les communautés autochtones et établir la traite des fourrures, a jeté les fondements du premier établissement européen, Sainte-Marie-aux-Pays-des-Hurons, en 1639 (comté de Simcoe), et par la suite de la création de cette province, qui a joué un rôle central dans la Confédération.

Les Français ont été les premiers explorateurs de la province et ont établi les premières colonies de peuplement. Ils font partie intégrante de l’histoire de l’Ontario.

Les valeurs d’amitié, de développement commercial et d’exploration prônées par Champlain reflètent bien les valeurs canadiennes.

L’histoire de la présence française en Ontario débute avec les explorations du jeune Étienne Brulé en 1610 et l’établissement de la première mission jésuite à Sainte-Marie-aux-Pays-des-Hurons en 1639. Les Français sont les premiers Européens à révéler les ressources naturelles et économiques du territoire qui deviendra l’Ontario, et à nouer des alliances avec les autochtones.

Cependant, à la suite de guerres avec les Iroquois et les Britanniques, les positions françaises s’affaiblissent et la France cède à l’Empire britannique toutes ses colonies d’Amérique du Nord avec le traité de Paris de 1763.

Sous le régime britannique, les francophones participent au développement économique et social du Haut-Canada et gagnent en autonomie. Grâce aux efforts des communautés religieuses, les premières institutions d’enseignement en français apparaissent.

Après la Confédération canadienne de 1867, l’Ontario vit une période d’immigration et de prospérité due à l’industrialisation et la construction des chemins de fer. La colonisation canadienne-française suit d’ailleurs le tracé des voies ferrées. À cette époque, les divisions internes se multiplient entre les Canadiens anglais, prônant l’assimilation, et les Canadiens français, réclamant l’accès à un statut d’égalité. Les chefs de file canadiens-français exigent la reconnaissance de leurs droits religieux et scolaires.

Suivant l’adoption du règlement 17 (1912) qui impose la langue anglaise comme seule langue d’enseignement dans les écoles publiques ontariennes, les francophones organisent la résistance populaire et créent des écoles séparées. La crise se résorbe en 1927 lorsque les écoles bilingues sont rétablies.

Entre 1910 et 1960, les francophones de l’Ontario mettent sur pied de nombreuses organisations pour défendre leurs droits et promouvoir leur culture. Ces années voient notamment la création de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario (ACFÉO), de la première caisse populaire francophone (1910), et du quotidien Le Droit (1913).

À partir de 1969, les lois ontariennes autorisent les écoles de langue française aux paliers élémentaire et secondaire. En 1970, l’administration des services en français au niveau du gouvernement s’organise avec la création du Bureau du coordonnateur provincial des services en français (qui deviendra l’Office des affaires francophones en 1985). Au niveau culturel, les années 70 sont une période d’effervescence artistique, en particulier dans la communauté de Sudbury. Le drapeau franco-ontarien est créé et hissé pour la première fois devant l’Université de Sudbury le 25 septembre 1975. L’anniversaire du drapeau est depuis devenu une date symbolique pour la communauté franco-ontarienne et est célébré chaque année.

À partir de 1980, TVOntario commence à offrir une programmation en français. En 1984, la Loi sur les tribunaux judiciaires confère au français le statut de langue officielle dans les tribunaux au même titre que l’anglais. En 1986, le gouvernement ontarien adopte la Loi sur les services en français. Elle donne au français un statut légal à l’Assemblée législative et garantit au public le droit de recevoir des services gouvernementaux en français.

Les années 1990 et 2000 sont jalonnées d’avancées et de réalisations, dont la création, en 1997, de douze conseils scolaires de langue française et la reconnaissance en 2001 par l’Assemblée législative de l’Ontario du drapeau franco-ontarien comme emblème de la communauté francophone ontarienne.

Depuis la naissance du mouvement du projet des Monuments de la francophonie en 2005, l’Ontario compte désormais 14 monuments, situés principalement dans l’Est ontarien.

Aujourd’hui, la vie culturelle et communautaire francophone en Ontario est forte et vigoureuse. Tout un réseau de centres culturels, de maisons de la culture, de centres scolaires communautaires et d’associations francophones, soutenu le plus souvent par de nombreux bénévoles, est solidement ancré dans la communauté.

 

 

PublicationFacebook-126

Sorry, this entry is only available in Apprendre Anglais.