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Lorsqu’on entreprend des études dans une langue seconde, on est en droit de se demander quelle est la meilleure attitude à adopter. L’apprenant adulte sera confronté à des hauts et des bas tout au long de sa formation et son implication devra devenir partie intégrante de son propre succès. Un style d’apprentissage personnel et des stratégies positives devraient être mis en place. Le bon apprenant entreprend l’apprentissage d’une langue de façon consciente et délibérée. Il essaie de découvrir par lui-même ses techniques ou ses stratégies préférées afin de rendre son apprentissage plus rentable et plus agréable. Il sait s’adapter à différentes situations d’apprentissage et utilise quelques techniques précises d’étude ou de mémorisation. L’apprenant faible a peu conscience de ce que c’est que d’apprendre une langue et, par conséquent, ne manifeste pas de bonnes techniques d’apprentissage. Il sera démuni ou même traumatisé par des approches ou des méthodes qui ne lui conviennent pas.

L’apprenant se doit d’adopter une approche active face à la tâche d’apprentissage. Le bon apprenant prend lui-même l’initiative du processus et adopte tout au long de son apprentissage une attitude de responsabilité personnelle. Il choisit lui-même ses propres objectifs ou il adopte ceux du programme. Il s’implique et essaie d’intégrer ses activités d’apprentissage à sa vie de tous les jours. Son approche active ne signifie pas qu’il est toujours dynamique ou agité. Il peut à l’occasion adopter une attitude réceptive, mais cela n’a rien à voir avec la passivité ou la résistance. L’apprenant faible, de son côté, s’appuiera fortement sur le tuteur. Il se peut que son attitude paraisse passive, détachée ou même résistante face au processus d’apprentissage ou face à la langue ciblée.

Une attitude ouverte et tolérante face à la langue cible et une certaine empathie à l’endroit de ses locuteurs constituent également une attitude gagnante. Le bon apprenant sait faire face au défi que représente l’abandon des schèmes de référence provenant de sa langue maternelle. Il sera ainsi capable de tolérer les sentiments de frustration et de désorientation qui accompagnent généralement les premières phases de l’apprentissage d’une langue seconde. Il peut vivre avec l’incertitude et le sentiment d’infantilisme que l’on ressent parfois en faisant ses premiers pas dans le système de la nouvelle langue. Il n’a pas peur du ridicule. Le bon apprenant de langue manifeste une certaine ouverture face à la culture véhiculée par la langue cible et fait un effort conscient afin d’imiter ses locuteurs ou de s’identifier à eux : sa motivation est intégrative plutôt que simplement instrumentale.

De plus, un savoir-faire technique propice à l’apprentissage d’une langue sera un atout majeur du bon apprenant. Ce dernier sait analyser les différentes structures et es éléments discrets du code de la langue cible. Il sait faire des observations judicieuses sur le fonctionnement de cette langue et des comparaisons pertinentes avec sa langue maternelle.

Il peut également élaborer des stratégies d’expérimentation et de planification ayant pour objet d’ordonner les éléments de cette nouvelle langue et le réviser progressivement. Le bon apprenant formule des hypothèses au sujet du fonctionnement de la langue cible afin de découvrir des règles et d’ordonner toutes ces unités discrètes en un tout cohérent ou en un système. Il essaie d’établir des liens entre les éléments nouveaux qu’il apprend et ceux qu’il a déjà appris. Il essaiera d’inférer le sens d’un nouvel énoncé à partir de ce qu’il connaît déjà. J’ajouterais même que le bon apprenant est conscient du fait que L’apprentissage d’une langue est un processus de longue haleine et planifie ses activités en conséquence tout en révisant constamment ses approximations de la langue cible. Il est déterminé et systématique. Au contraire, l’apprenant qui éprouve des difficultés ne fera pas d’efforts pour établie des liens entre les différents éléments du code. Comme son approche est passive, non systématique et fragmentée, il pourrait arriver qu’il se plaigne par la suite de ne pas avoir de mémoire ni de don pour apprendre les langues.<

En réalité, l’apprenant doit avoir le souci de la recherche du sens. Le bon apprenant est à la recherche du sens d’un énoncé ou d’un acte de communication par quelque méthode que ce soit : contexte, situation, explications, traduction. Il fait un réel effort pour comprendre un acte de communication sur tous les plans, tant linguistique que socioculturel. L’apprenant inefficace quant à lui, se sent incapable d’interpréter les nouveaux énoncés et ne traite pas cette incapacité comme étant un défi à relever.

Personne ne devient bilingue du jour au lendemain, mais ceux qui réussissent bien leur formation en sont les premiers acteurs. Ils sont actifs, conscients et engagés dans leur apprentissage. De fait, un bon apprenant est son propre maître.

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Il y a quelque temps, en tant que tutrice ESL chez LRDG qui partage avec deux autres tuteurs la formation d’un apprenant à temps plein, j’ai plaisanté avec mon apprenant en lui disant : « J’ai l’impression que tu me considères comme le « Bad Cop ». Il s’est mis à rire et il a continué en me disant que c’est exactement ce que sa femme lui avait dit la veille! Cet épisode m’a donc fait réfléchir sur nos relations avec nos apprenants. La plupart du temps, à l’intérieur de chaque combinaison de deux ou trois tuteurs, il n’est pas rare que l’un d’eux assume le rôle du « Bad Cop ». Et cette personne pourra soudainement, dans le combo de tuteurs suivant avec un apprenant différent, être perçue comme le « Good Cop ». En tant qu’apprenants, certains d’entre vous – en train de lire ceci – ont probablement déjà expérimenté le phénomène du « Bon Cop-Bad Cop ». Lorsque les cotuteurs proposent un plan d’apprentissage pour les apprenants à temps plein, ils proposent également un plan de division du travail, qui détermine ce que chacun devra couvrir.

Si les clients sont dans le programme des modules, nous devons les aider avec les dialogues, le nouveau vocabulaire du « Lexique du travailleur », les compétences de communication quotidienne, les nouveaux idiomes et expressions, et avec les nouveaux concepts grammaticaux. Ainsi, le tuteur qui se concentre sur ce genre de forage peut occasionnellement prendre le rouleau du sergent de forage, en signalant des erreurs et en apportant des corrections, tandis que le deuxième tuteur peut assigner un amusant TED Talk qui donnera suite à une discussion le lendemain, alors que le troisième tuteur peut aider l’apprenant à utiliser un vocabulaire général dans des discussions aux sujets variés. Et si les cotuteurs s’efforcent tous ensemble d’aider un apprenant à obtenir le C tant souhaitable au test de compétence orale, l’un des tuteurs pourrait être le « Good Cop », en aidant l’étudiant à se relaxer, à respirer et à développer sa confiance, pendant que les autres apparaîtront comme les « Bad Cop », en insistant sur le langage qui répond aux descripteurs et aux attentes du niveau C. On ne choisit pas ces rôles de manière consciente. En fait, la même personne peut être le « Good Cop » un jour, puis devenir le « Bad Cop » le jour suivant! Tout ceci a plutôt à voir avec le fait de s’assurer que toutes les bases soient couvertes, et que l’apprenant soit guidé pour répondre aux attentes souhaitées, avec autant de stratégies différentes et utiles que nous puissions proposer. Comme n’importe qui n’importe où, les tuteurs peuvent avoir un sens de l’humour, ou être très sérieux… ou exigeants… ou nourrissants. Ce que nous nous efforçons de donner à nos apprenants est ce dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin, en adaptant nos styles d’enseignement et nos personnalités afin qu’ils se sentent à l’aise, tout en les encourageant à réussir. Donc, bien que nous puissions parfois rencontrer des personnalités dédoublées, nous nous soucions tous beaucoup de nos apprenants et nous apprécions chaque interaction que nous avons avec eux.