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Publications-LinkedIn-27L’expression « lettre professionnelle » désigne les communications que des entreprises, des organismes ou des individus adressent à des destinataires dans un cadre formel et conventionnel. Le rédacteur ou la rédactrice accomplit une action (ex. : offrir, demander, porter plainte, convoquer) dans un but notamment promotionnel, commercial ou juridique. Traditionnellement, la lettre professionnelle se transmet sur papier, mais on la trouve de plus en plus sous forme de courriel. Quel que soit son format, elle est soumise à des normes de présentation strictes.

Les contextes de communication où l’on recourt à la lettre professionnelle sont multiples. Il peut s’agir, par exemple :

  • d’une demande d’emploi (ou « lettre de motivation ») jointe à un curriculum vitæ;
  • d’une recommandation qu’un supérieur ou une supérieure hiérarchique rédige pour un membre du personnel;
  • d’une offre de service qu’une entreprise destine à des clients potentiels;
  • de l’accusé de réception d’une commande;
  • d’une plainte au sujet d’un produit ou d’un service;
  • d’un recouvrement de créance;
  • d’une mise en demeure à l’intention d’un débiteur ou d’une débitrice;
  • d’une demande d’information au sujet d’un produit, d’un tarif, etc.;
  • d’un congédiement.

La lettre professionnelle établit une relation formelle entre des interlocuteurs. Pour créer ce contact par écrit et atteindre l’objectif poursuivi, il est important que le message soit aisé à comprendre. Ce dernier aura donc un seul objet, comme une offre de service ou l’accusé de réception d’une commande, et s’étendra rarement sur plus de deux pages. Par ailleurs, l’image que la lettre professionnelle projette d’une entreprise ou d’un individu détermine très souvent l’opinion que s’en font les destinataires. Une relation professionnelle s’établit en principe selon des critères de fiabilité, de crédibilité et de compétence; une communication visant à entretenir une telle relation doit rassurer les destinataires à cet égard. Ainsi, pour créer une impression de rigueur et susciter la confiance, le rédacteur ou la rédactrice doit se conformer à des conventions strictes, notamment sur le plan de la présentation matérielle.

Toute lettre à vocation professionnelle traite d’un thème; ce peut être, par exemple, un compte en souffrance, un service destiné à des clients potentiels ou une entrevue. L’acte administratif (c’est-à-dire l’action accomplie par le rédacteur ou la rédactrice de la lettre) découle de ce thème. Il se traduit par un verbe : ainsi, on signale un compte en souffrance, on offre un service à des clients, on convoque une personne à une entrevue. Une lettre efficace traite d’un seul thème et correspond à un seul acte administratif.

Avant de commencer la rédaction, fixez le thème de la lettre et l’acte administratif. Vous vous doterez ainsi d’un point de repère pour concentrer votre message sur un seul thème et un acte unique. Formulez l’objet de la lettre. L’objet annonce l’acte administratif et le thème de la lettre. Il tient en une phrase nominale. Pour formuler cette phrase, remplacez le verbe correspondant à l’acte administratif par un nom. Très souvent, il s’agit de mots de la même famille.

Que la lettre émane d’une entreprise, d’un organisme ou d’un particulier, la personne à qui elle s’adresse s’attend à ce qu’elle respecte des conventions. Comme rédacteur ou rédactrice, vous avez donc tout intérêt à suivre le modèle traditionnel de la correspondance officielle, qui comporte les trois parties suivantes.

Le cadre supérieur de la lettre comprend :

  • s’il y a lieu, l’identité de l’entreprise ou de l’organisme expéditeur, souvent sous forme de logo imprimé sur le papier à lettres;
  • le lieu et la date;
  • la vedette, c’est-à-dire le nom et les coordonnées de votre destinataire;
  • l’objet de la lettre.

Le corps de la lettre présente :

  • l’appel, c’est-à-dire le terme de civilité par lequel vous désignez votre destinataire;
  • le texte comme tel, qui se concentre sur un seul acte administratif; on doit y distinguer une mise en situation, un message principal et une conclusion;
  • la formule de salutation;
  • la signature.

Le cadre inférieur de la lettre comporte :

  • le nom de la personne signataire en caractères d’imprimerie, ainsi que ses coordonnées si ces dernières ne sont pas imprimées sur le papier à lettres;
  • s’il y a lieu, les compléments de la lettre (pièces jointes, copies conformes).

Portez une attention spéciale aux indications de temps.

Afin que la démarche que vous effectuez soit claire pour votre destinataire, veillez à situer l’acte administratif dans le temps avec exactitude. Dans le cadre supérieur de la lettre, indiquez correctement la date d’envoi.

La date du cadre supérieur doit comprendre :

  • le déterminant le;
  • le chiffre correspondant au jour;
  • le mois;
  • l’année.

La date peut être précédée du nom de la ville d’où la lettre est expédiée; en principe, le jour de la semaine n’est pas précisé (ex. : Trois-Pistoles, le 15 avril 2014; et non : Trois-Pistoles, le vendredi 14 avril 2017).

Finalement, dans le corps de la lettre, donnez des indications de temps précises. Utilisez des indications de temps qui permettent de situer les évènements avec exactitude, sans nécessiter de précision supplémentaire. En d’autres termes, évitez les marqueurs temporels plus vagues qui pourraient être interprétés de diverses manières (ex. : vendredi prochain, maintenant, plus tard, demain, etc). Soyez direct et précis, mais n’oubliez pas le tact!

 

PublicationFacebook-110Peu de gens peuvent se vanter de saisir pleinement la différence entre savoir et connaître. En effet, les subtilités ne manquent pas lorsque l’on veut choisir le bon terme à tout coup. Comment s’en sortir? Eh bien il existe des trucs quasi infaillibles qui feront de vous un professionnel dans ce domaine. D’abord, il faut comprendre que la différence n’est pas que dans la définition, mais aussi dans la morphologie des deux verbes rebelles.

Tout savoir sur savoir

Savoir est utilisé pour des faits, des choses connues de façon approfondie, des capacités, des informations reçues. Ainsi, on l’utilise dans le cadre suivant :

  • un enseignement : « Je sais compter »;
  • une pratique : « Je sais faire des tartes »;
  • avoir reçu de l’information : « Je sais que tu viens à Noël ».

Mais au-delà de ces notions essentielles, on peut observer que savoir est souvent suivi d’une proposition subordonnée comme que, qui, où, quand, comment, etc. S’il n’est pas suivi d’une proposition subordonnée, il sera suivi d’un verbe à l’infinitif (à quelques exceptions près). Dans la phrase suivante, par exemple :

« Connaissez-vous ce poème? Mon frère le sait par cœur. »

Le verbe savoir est utilisé sans être suivi d’un verbe à l’infinitif ni d’une proposition subordonnée. Il est suivi d’une préposition et d’un nom. Il faut donc parfois s’en remettre au sens de la phrase qui est ici une connaissance approfondie de l’objet. L’expression par cœur peut toutefois nous aider à résoudre le mystère de cette exception. On trouve le même problème avec l’heure. Dans la phrase :

« Savez-vous l’heure qu’il est? »

Le verbe savoir est bien suivi d’un déterminant et d’un nom. Il s’agit de se servir de ces trucs avec prudence.

Tout connaître sur connaître

Le verbe connaître, en revanche, est utilisé pour parler d’une expérience que l’on a, la connaissance de l’existence de quelque chose, et surtout, plus spécifiquement des gens que l’on connaît. Ainsi, avec connaître, on parle :

  • de gens : « Je connais cette femme »;
  • de lieux : « Je connais la France, j’y suis allée deux fois »;
  • et de son expérience : « Je connais la littérature, je suis maître es lettres ».

De même, on peut observer que le verbe connaître ne sera jamais suivi d’un verbe à l’infinitif ni d’une proposition subordonnée. Au contraire, il sera suivi d’un nom. Bien sûr, il faut comprendre la syntaxe pour se servir de ce truc parce que le nom ne suit pas directement le verbe connaître. Avant le nom, on peut voir un déterminant bien sûr, mais aussi un adverbe. Ces derniers ne formant qu’un simple écran qui ne rend pas fausse l’affirmation selon laquelle le verbe connaître est toujours suivi d’un nom. Et mieux encore, il ne sera jamais suivi d’une proposition subordonnée ni d’un verbe à l’infinitif comme je l’ai dit ci-dessus, ce qui rend le choix du verbe dans les phrases présentant cette structure facile à faire. Je le sais bien, je ne me trompe jamais!

PublicationFacebook-110Selon l’Office de la langue française, on retrouve deux h différents en français : le h muet et le h aspiré. Bien qu’aucun des deux ne corresponde à un son, on doit apprendre à les distinguer parce que, dans le cas du h aspiré, on ne peut pas faire l’élision. Le h aspiré est une consonne à part entière, on doit donc en tenir compte dans la prononciation. Cela explique pourquoi le h aspiré n’accepte pas les liaisons.

En effet, le h aspiré interdit la liaison; on prononcera ces hamacs (sé-a-mak); vous hurlez (vou-ur-lé). Ce qui se passe en réalité, c’est que les mots qui commencent par un h aspiré commencent par une voyelle du point de vue phonétique (le point de vue du son), mais ils se comportent (par rapport aux mots qui les précèdent) comme s’ils commençaient par une consonne. On aura par exemple : la honte et non l’honte. On ne peut, non plus, employer la forme masculine du déterminant possessif devant les mots féminins commençant par un h aspiré; on aura donc ma hanche et non mon hanche.

Le h aspiré favorise par surcroît la prononciation du e final du mot qui précède, ce e étant habituellement considéré comme muet. Ainsi, on dira : une grande haie (unn-gran-de-è).

Voici, afin de vous aider à intégrer cette notion, une liste des principaux mots qui commencent par un h aspiré :

 

hache

hagard

haie

haillon

haine

haïr

hall

halo

halte

hamac

hamburger

hameau

hamster

hanche

handicap

hangar

hanter

happer

harceler

hardi

harem

hareng

harfang

hargne

haricot

harnais

harpe

hasard

hâte

hausse

haut

havre

hennir

hérisser

hernie

 héron

héros (mais non héroïne)

hêtre

heurter

hibou

hic

hideur

hiérarchie

hiéroglyphe

hippie

hisser

hocher

hockey

hollande

homard

honte

hoquet

horde

hors

hotte

houblon

houle

housse

huard

hublot

huche

huer

huit

humer

hurler

huron

husky

hutte

hyène

 Bien que nous l’entendions souvent, les-z-handicapés n’est pas une prononciation adéquate puisque le h de ce nom est aspiré. Il faut donc dire les handicapés sans faire de liaison entre le déterminant et le nom.

Ainsi, il faut comprendre que dans le cas du h muet, au contraire du h aspiré, on peut faire l’élision. Le h muet ne joue aucun rôle dans la prononciation du mot; c’est comme si la lettre n’existait pas. La majorité des h en début des mots s’appellent h muets, car ceux-ci n’ont aucun effet sur la prononciation. Il est possible d’effectuer une liaison avec le h muet puisqu’il n’existe pas en tant que véritable consonne. C’est pourquoi les mots commençant par un h muet se comportent, à l’oral, comme les mots qui commencent par une voyelle. La liaison se fait avec le mot qui précède. Par exemple, on prononce : un hameçon (un-namm-son); très habile (trè-za-bil); nous habitons (nou-za-bi-ton). De même, à l’écrit, devant un h muet, on fait l’élision, c’est-à-dire qu’on supprime la voyelle finale du mot qui le précède et qu’on la remplace par une apostrophe. Par exemple, on écrit : l’humilité, quart d’heure, je m’habitue. Enfin, on emploie les formes masculines des déterminants possessifs devant les mots féminins commençant par un h muet. Par exemple, on écrira : ton haleine.

 Le h muet entraîne également, pour le mot qui précède, la non-prononciation du e dit muet qui se trouve à la fin. Par exemple, on prononce : une grande héroïne (unn-gran-dé-ro-inn); une fraîche haleine (unn-frè-cha-lènn).

Autres exemples :

les habitudes (qui se prononce les-z-habitudes)
les habitations (qui se prononce les-z-habitations)
l’homme
l’herbe

Le h muet et le h aspiré sont des notions tout de même un peu capricieuses qui peuvent demander une petite vérification au dictionnaire de temps à autre.

PublicationFacebook-109Il est de ces concepts qui peuvent effrayer les apprenants qui commencent leur conquête du français. Les lettres muettes (une multitude de lettres qui peuvent sembler inutiles aux néophytes) sont pourtant possibles à apprivoiser. Il est fort probable que plusieurs compétences soient affectées par l’incompréhension du phénomène qu’on désigne comme les liaisons, lorsque nous ignorons ses lois. En effet, les lettres qu’on a apprises en tant que muettes deviennent audibles et lient les mots en les rendant aussi difficiles à distinguer à l’oral qu’à prononcer soi-même. Comment s’y retrouver? Alors, les quelques grandes lignes exposées dans ce billet vous aideront à franchir la première étape.

Premièrement, sachez qu’il existe des liaisons obligatoires, d’autres, interdites, et d’autres facultatives. Si, à les entendre, vous ne reconnaissez plus les mots de vocabulaire que vous avez durement appris, c’est qu’elles sont si naturelles aux francophones, qu’elles lient les mots si bien que parfois, on n’entend pas la démarcation à moins d’un entraînement méticuleux qui pourrait très bien commencer par l’initiation à leurs règles. Idéalement, dans l’apprentissage d’une langue, même seconde, il y a une grande part d’imitation en parallèle à l’enseignement des concepts grammaticaux. Vous pourrez donc d’ores et déjà observer en pratique comment on prononce les mots à l’intérieur d’une phrase tout simplement en écoutant la télévision, vos tuteurs, la radio, etc. Avec l’appui de connaissances théoriques, votre conscience s’aiguisera plus vite et vous mènera vers une maîtrise de la prononciation assez tôt dans votre cheminement.

Les liaisons obligatoires

D’abord, je voudrais préciser ce qu’est une liaison. Il s’agit de la dernière consonne d’un mot qui, normalement, est dite muette, mais que l’on prononcera pour lier ce mot au suivant, qui lui, vous l’aurez deviné, commence par une voyelle. Il n’est pas question, lorsque l’on parle de liaisons obligatoires, de niveau de langue. En effet, même dans le « joual » le plus incompréhensible de la communauté la plus reculée du Canada francophone, les liaisons obligatoires sont observées. Voici les contextes les plus fréquemment rencontrés où la liaison est obligatoire :

  • les liaisons sont obligatoires lorsqu’un déterminant de toute nature (possessif, défini, indéfini, etc.) précède un nom ou un adjectif placé devant le nom;

Les amis (prononcé : les zamis)

Mes amis (prononcé : mes zamis)

Quels adorables enfants! (prononcé : quel zadorable zenfant) 

  • La liaison est également obligatoire dans le cas où l’adjectif est placé devant le nom;

Il y a un gros arbre sur la route (prononcé : gro zarbre) 

  • La liaison est obligatoire entre un pronom (sujet ou objet) et le verbe ainsi qu’entre deux pronoms (les prépositions composées de plus d’une syllabe peuvent être liées au mot qui la suit, mais cela demeure facultatif);

Vous avez bonne mine (prononcé : vou zavez bonne mine)

Allez-vous-en! (prononcé : allez-vou-zen) 

  • La liaison est obligatoire entre une préposition ne comportant qu’une syllabe et le mot qui la suit;

Appelez-moi dans une heure (prononcé : appelez-moi dan zunneure)

  • On doit lier un adverbe et un adjectif qui le suit (sauf pour les adverbes en ment dont la liaison est facultative);

Êtes-vous sûre d’avoir été bien honnête? (prononcé : bien nonnête) 

  • Finalement, la liaison est aussi obligatoire dans certaines locutions et dans certains mots composés.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid (prononcé : peti tà peti)

                               Le porc-épic n’est pas un animal amical (prononcé : porképique)

Les liaisons interdites

En revanche, certaines liaisons, au lieu d’être oubliées, sont ajoutées de façon fautive. Il est donc tout aussi impératif de maîtriser les liaisons que l’on doit faire autant que celles qui ne doivent pas se faire. Voici donc une liste des plus courantes situations où l’on retrouve des erreurs :

  • on ne doit pas faire de liaison lorsqu’il y a une pause dans la phrase, c’est-à-dire lorsqu’il y a un signe de ponctuation; 

Hommes, femmes, enfants, tout le monde debout! (aucune liaison) 

  • aucune liaison après la conjonction et; 

J’ai un garçon et une fille. (aucune liaison) 

  • il n’y a jamais de liaison après un nom singulier. Par conséquent, il n’y a pas de liaisons entre un nom singulier s’il est sujet et le verbe qui le suit ni entre un nom singulier et l’adjectif qui le suit; 

Cet enfant est très impoli. (aucune liaison) 

  • La liaison est interdite devant les noms qui commencent par un y et par le son oui; 

Mangeras-tu ces yogourts? (aucune liaison)

Dessine un huit. (aucune liaison) 

  • Il n’y a pas de liaisons entre les éléments de certains noms composés au pluriel;

Aujourd’hui, j’ai vu deux arcs-en-ciel (prononcé : j’ai vu deu zarkenciel) 

  • Les prépositions à travers et selon ne se lient pas au mot qui les suit; 

 Selon une experte reconnue… (aucune liaison) 

  • Finalement, on ne fait pas de liaisons entre le s de la deuxième personne du singulier au présent de l’indicatif et au subjonctif avec le mot qui le suit; 

Je préfère que tu partes immédiatement (aucune liaison) 

Comme je l’ai mentionné, certaines liaisons sont facultatives et peuvent donc être prononcées ou non selon le niveau de langue ou les habitudes du locuteur. Toutefois, il existe certaines indications quant à leur utilisation. En adoptant une écoute stratégique, vous pourrez acquérir certaines autres liaisons par exemple, celles entre le nom pluriel et l’adjectif ou le complément du nom qui le suivent ou encore celle que l’on peut entendre dans des contextes de langue formelle entre les auxiliaires avoir et être et leur participe passé et les verbes du premier groupe à l’infinitif et le mot qui le suit.

Si les liaisons vous donnent des maux de tête, soyez prudents et tenez-vous-en aux liaisons obligatoires, mais rappelez-vous une chose importante : certaines liaisons sont aussi inventées. C’est-à-dire que les locuteurs insèrent de fausses consonnes entre deux mots par erreur. L’exemple le plus frappant et le plus commun est celui des déterminants numéraux vingt et cent qui ont une règle d’accord assez particulière. On a tous déjà fait cette erreur que de dire : J’ai vu vingt oiseaux (prononcé vin zoiseau). Or, comme le déterminant n’est pas multiplié, il demeure invariable et le son « z » n’a pas du tout lieu d’être prononcé. Ainsi, la vigilance est de mise! Cependant, comme dans tout exercice, répétez, répétez, répétez, et le jour viendra où l’on ne saura plus que le français est pour vous une langue tierce parce que vous aurez conquis les secrets d’une prononciation juste et claire une liaison à la fois!

Qui ne s’est jamais inquiété d’arriver à choisir les bonnes prépositions avec les bons verbes dans toutes les situations? Il s’agit en effet d’un défi que les usagers du français dont la langue maternelle n’est pas cette dernière ont parfois du mal à maîtriser. Lorsque l’on doit apprendre une langue à l’âge adulte, il n’est pas rare de se heurter à des difficultés qui semblent (de prime abord) insurmontables. Pourtant, si l’on prend la chose sous un angle différent, on s’approche du succès tant désiré.

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C’est le cas, je crois, de l’utilisation des prépositions. Si l’on aborde la question en tentant de mémoriser toutes les possibilités, il y a de fortes chances que la tâche devienne monstrueuse. Cependant, la notion de transitivité et d’intransitivité peut venir à notre secours.

Dans un sens, savoir que certains verbes n’ont pas besoin de complément et que certains autres en exigent ne nous dit pas quelle préposition sera exigée dans le cas d’un verbe transitif indirect, mais connaître quels verbes demandent une préposition avant leurs compléments indirects est un atout indéniable lorsqu’il s’agit d’au moins, ne pas calquer sur l’anglais nos constructions du groupe verbal.

Revenons donc en arrière d’un pas et tentons de comprendre ces phénomènes que sont la transitivité et l’intransitivité. D’abord, il faut pouvoir se représenter que le verbe est certainement le mot le plus important de la phrase. Je dirais qu’il en est le cœur. Tantôt, il sera une action (verbe d’action) ou représentera un état (verbe d’état). De plus, les verbes d’action se déclinent de trois façons (voix active, passive ou pronominale). Cela dit, le sujet sur lequel nous nous pencherons dans ce billet concerne la transitivité et l’intransitivité qui est une autre des nombreuses propriétés du verbe.

Commençons par le verbe intransitif qui est caractérisé par la non-présence d’un complément d’objet (direct ou indirect). En effet, de tels verbes ne sont jamais accompagnés d’un complément direct parce que leurs propriétés font en sorte qu’on ne peut les construire avec un complément d’objet direct ni indirect. Le verbe intransitif ne peut pas avoir de complément direct ou indirect parce que l’action qu’il décrit ne concerne que le sujet et ne peut s’étendre à un objet. C’est le cas du verbe nager. Vous conviendrez avec moi qu’il est impossible de dire Je nage + qui? ou encore Je nage + quoi. Il est aussi impossible de lui ajouter une préposition comme à ou de puisque ces dernières introduiraient un complément d’objet indirect et que le verbe nager est un verbe intransitif par sa nature.

Passons maintenant aux verbes transitifs. Il est possible de rencontrer des verbes transitifs directs ou indirects. Les premiers donnent lieu à un complément d’objet direct et les deuxièmes, vous l’aurez compris, donnent lieu à un complément d’objet indirect. Prenons par exemple le verbe écouter. Dans la phrase, Le chien écoute son maître, nous avons un complément d’objet direct. Le moyen de le vérifier est de poser la question : le chien écoute qui? Puisque la question est directe, nous avons bien un complément d’objet direct qui est : son maître. C’est donc que le verbe écouter est un verbe transitif direct.

Dans le cas des verbes transitifs indirects, nous aurons une préposition qui se glissera entre le verbe et son complément. C’est à cause de celle-ci que nous dirons que le complément est indirect. Le verbe est séparé de son complément par une préposition. Prenons donc le verbe obéir. Dans la phrase Le chien obéit à son maître, nous obtenons un complément d’objet indirect puisque la question à poser est : Le chien obéit à qui? De cette observation toute simple découle un fait : le verbe obéir est un verbe transitif indirect qui nécessite la préposition à.

Ainsi, deux phrases construites de la même manière changent de nature si l’on change le verbe. De là, en partie, l’importance du verbe soulignée plus tôt. Observez maintenant ce phénomène : la phrase Il évoque son enfance est construite à partir d’un verbe transitif direct (Il évoque quoi? Son enfance); tandis que la phrase Il se souvient de son enfance est construite à partir d’un verbe pronominal transitif indirect (il se souvient de quoi? De son enfance). La différence de sens entre les deux phrases est très mince. Évoquer et se souvenir sont deux verbes dont le sens est très proche et peuvent, dans cette situation particulière, être interchangeables. Par contre, la nature des deux verbes diffère puisque l’un est transitif direct et l’autre indirect. Ce qui nous amène à une observation de première importance : plusieurs prépositions sont attachées à des verbes transitifs indirects et devraient être apprises en même temps que la conjugaison du verbe. Cette habitude pourrait améliorer de beaucoup l’utilisation des prépositions puisqu’au lieu de calquer les constructions anglaises, on comprendrait la nature du verbe dans la langue tierce, dans ce cas-ci en français, dès l’acquisition du verbe, même en tant que vocabulaire de base.

Cette approche représente exactement ce qu’on appelle penser en français, afin d’éviter les erreurs grossières de traduction, les anglicismes, etc. Les phrases telles que : Je cherche pour de l’aide seraient à tout coup évitées si l’on avait préalablement pris conscience du fait que le verbe chercher est un verbe transitif direct en français.

Finalement, il faut garder en tête que certains verbes peuvent s’utiliser de façon transitive directe et indirecte selon les situations ou encore être transitifs et intransitifs selon les situations. C’est le cas de la plupart des verbes. Prenons le verbe fleurir. On peut dire : Les cerisiers fleurissent (intransitif); et on peut affirmer tout aussi bien : L’infirmière a fleuri ma chambre (transitif direct). On trouve également des phrases telles que : Je pense qu’il m’aime (transitif direct); et aussi : Je pense à toi (transitif indirect). Il s’agit pourtant, dans tous les cas, du même verbe. Ce qui signifie que la mémorisation des prépositions associées aux verbes demande de la méthode, mais qu’une fois qu’elle est acquise, on assistera à une amélioration spectaculaire de la construction syntaxique du groupe verbal. De fait, il n’est pas nécessaire d’apprendre par cœur toutes les formes possibles, mais d’en comprendre la nature. Aussi, lors de l’expression écrite ou orale on laissera derrière nous la traduction — fort périlleuse — en matière de prépositions et l’on tentera de devenir conscient des constructions verbales françaises.

En outre, comprendre le français dans son essence ou dans son esprit demande un approfondissement de la connaissance de la nature des verbes. Chaque verbe compris dans ses propriétés devient un verbe avec lequel on sera à l’aise, confiant et un peu plus… francophile!

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PublicationFacebook-99L’un des plus grands défis de l’apprentissage d’une langue seconde consiste à éviter de transposer la construction de phrases ou la phraséologie de votre langue maternelle dans votre langue d’apprentissage. Il est toutefois normal de traduire de manière directe ou littérale au début d’une formation linguistique. Votre langue maternelle se veut après tout votre filet de sécurité; la langue avec laquelle vous êtes le plus à l’aise de communiquer. Ainsi n’est-il pas surprenant que vous vous accrochiez à elle dans les premiers temps, un peu comme une personne en train de se noyer s’accrocherait à un morceau de bois au milieu de l’océan!

Le problème avec la traduction directe ou littérale, c’est que celle-ci peut vous mener à faire des erreurs facilement repérables. En voici quelques-unes :

  1. Traduire le mot « explication » en français par le mot « explication » en anglais. Le terme anglais est plutôt « explanation ».
  2. Traduire « la bonne réponse » par « the good answer ». En anglais, « good » est l’antonyme (l’opposé) de « bad ». Il faut plutôt utiliser « correct » ou « right » en parlant d’une réponse.
  3. Traduire « planification » par «planification » en anglais. Le mot anglais est plutôt « planning ».
  4. Traduire « le responsable » par « the responsible » l’anglais emploie le mot « responsible » seulement comme un adjectif et non comme un nom. Il faut donc dire « the person in charge » ou « the person responsible for… (doing something).
  5. Traduire « librairie » par « library ». En anglais, on dit « bookstore » pour « librairie ». Le terme « library » correspond plutôt à « bibliothèque » en français.

Alors, pourquoi devrait-on éviter de traduire directement d’une langue à une autre? Tout compte fait, traduire ne vous aidera pas à développer vos compétences en langue seconde. Lorsque vous parlez, le fait de comparer simultanément une langue avec une autre vous empêche de parler naturellement. Les traducteurs et les interprètes expérimentés se doivent, par leur travail, de passer ainsi d’une langue à l’autre, mais pour vous qui apprenez une langue seconde, traduire littéralement ne peut que nuire à votre apprentissage.

Aussi, de nombreuses expressions, phrases et structures grammaticales ne peuvent être traduites de manière littérale, puisqu’on en perdrait le sens ou la signification dans l’autre langue. En voici quelques exemples :

  • Si je traduisais littéralement « J’ai mon voyage », je lirais « I have my trip », ce qui n’a pas de sens!
  • De même, si je traduisais « chanter la pomme » par « singing the apple », vous vous demanderiez de quoi je parle!

Donc, comment s’y prendre afin d’éviter ces traductions fastidieuses? Il s’agit en fait de pratiquer l’usage de la langue, en lisant et en écrivant; en parlant l’anglais et en écoutant les anglophones le parler. Pour s’y faire, voici quelques conseils :

  1. Recherchez la définition et le synonyme d’un mot anglais dans un dictionnaire FRANÇAIS, au lieu de chercher la traduction dans un dictionnaire ANGLAIS.
  2. Associez une humeur ou un sentiment à un mot français. Cela vous aidera à utiliser ce mot dans le contexte adéquat.
  3. Lisez. Lisez. Observez comment la langue est utilisée dans les textes français.

Enfin, pour ceux et celles qui en sont au niveau intermédiaire des compétences FLS, nous vous invitons à visiter ce site, qui porte sur les Faux Amis les plus communs.

http://www.fauxamis.fr/